The Last Guardian – nouveau chef d’œuvre vidéoludique

Après une première bande-annonce dévoilée en 2009, le jeu The Last Guardian est enfin disponible sur PS4. Ce projet de Fumito Ueda a débuté en 2007 et a donc mis presque 10 ans à aboutir. L’attente en valait-elle la peine ? Clairement OUI ! Avant de parler de sa dernière création, faisons un petit tour sur ses précédentes réalisations.

jv_ico6Fumito Ueda est ce qu’on appelle un « auteur », il n’est pas juste concepteur de jeu mais il est un véritable créateur perfectionniste (comme Hideo Kojima, un autre génie du genre). Diplômé des Beaux-arts et animateur 3D autodidacte, Fumito Ueda se fait remarquer avec sa première réalisation, ICO. Sorti en 2001 sur PS2, ce premier jeu est un petit bijou encensé par la critique pour ses qualités conceptuelles et artistiques. Fumito Ueda devient une personnalité reconnue du monde vidéoludique. Entre plates-formes et réflexion, le joueur incarne le jeune Ico qui doit s’échapper d’une forteresse avec l’aide de Yorda, une jeune fille étrange dotée de pouvoirs magiques. Les deux personnages vont devoir coopérer pour avancer et résoudre les énigmes, chacun ayant des capacités différentes. Les personnages ne parlent pas la même langue et vont se limiter à quelques signes élémentaires, oraux ou gestuels, pour communiquer. Ico peut ainsi inviter Yorda à le suivre ou à l’attendre. Il peut la prendre par la main, l’aider à franchir certains obstacles. Un lien va créer tout au long de leur aventure.

Ico a reçu six nominations aux Game Developers Choice Awards, dont celle du jeu de l’année, remportant les prix du level design, de la direction artistique et de l’innovation, et huit nominations aux Interactive Achievement Awards, dont celle du jeu de l’année, glanant les prix de la direction artistique et du développement des personnages ou de l’histoire. Il a reçu le prix Edge Award à l’ECTS 2002, le prix spécial au CESA Game Awards 2001-2002 et fut aussi nommé dans la catégorie meilleur jeu console de l’année 2002 aux BAFTA Games Awards.

ico-shadow-of-the-colossus-hd-collection-available-for-preorderEn 2002, Fumito Ueda se lance dans la réalisation de son second titre, Shadow of the Colossus, qui sortira  en 2005 sur PS2 également. Le jeu raconte l’histoire d’un jeune homme nommé Wander qui se rend sur une terre abandonnée sacrée afin de redonner vie à une jeune fille. Pour parvenir à ses fins, le héros va devoir terrasser seize colosses. Chaque colosse est en réalité un « niveau » à parcourir. Plus qu’un simple boss, notre personnage va devoir escalader le monstre géant, véritable donjon vivant, et trouver ses points faibles pour l’abattre. Fumito Ueda travaille énormément sur l’atmosphère du jeu. Ici tout est fait pour mettre en avant notre héros dans de vastes environnements sans vie. Pas de villages à explorer ou d’objets à collecter, Wander va parcourir les plaines sur son cheval Agro, à la recherche des colosses à détruire.

À la 6ème cérémonie des Game Developers Choice Awards, qui s’est déroulée en mars 2006, Shadow of the Colossus a remporté cinq prix sur huit possibles : Game of the Year, Game Design, Character Design, Visual Arts et Innovation. En 2008, la Team Ico, l’équipe de Fumito Ueda, reçoit le prix Arts visuels par la CEDEC.

En 2011, ICO et Shadow of the Colossus ont droit à une réédition en haute définition sur PS3. Si vous n’avez jamais joué à ces deux jeux, c’est clairement le moment.

the-last-guardian-screen-06-ps4-eu-16jun15Et maintenant ? C’est au tour de The Last Guardian de nous émerveiller. Le jeu nous raconte le périple commun d’un petit garçon et de Trico, créature géante (mi chat, mi chien, mi griffon) avec laquelle il se lie d’amitié. Ensemble, ils vont tenter de s’échapper d’une forteresse perchée, labyrinthe rempli de pièges et d’énigmes. On retrouve la direction artistique du créateur ; paysage majestueux, le gris de la pierre et l’éclat de verdure. Là où le jeu fait fort, c’est dans les réactions de l’animal. Doté d’une intelligence artificielle (qui a nécessité un temps impressionnant de développement), Trico suit le joueur et répond (parfois difficilement) aux ordres qu’on lui donne. Vous avez déjà essayé de dresser un chat ? Parfois, Trico n’en fait qu’à sa tête et il se laisse facilement distraire par les papillons. Il n’avancera plus tant qu’il n’aura pas été nourri, préférant se reposer pendant que vous cherchez un moyen d’avancer. Mais il sera toujours là pour vous sauver lorsque vous tombez d’une corniche, et vous protéger du danger. Au fur et à mesure que le jeu avance, le jeune garçon (et donc le joueur) et la bête chimérique apprennent à communiquer et une réelle complicité se créé entre eux. Les mimiques et les regards de cette créature sont remplis d’émotions palpables. The Last Guardian est de ces rares jeu vidéo qui fait oublier qu’il est un jeu.

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Le jeu n’est pas parfait – le contrôle de la caméra est assez aléatoire et le jeu peut avoir quelques ralentissements par moment, mais il va clairement laisser une empreinte durable dans l’univers du jeu vidéo.  Comme des mots ne peuvent pas retranscrire l’émotion et l’onirisme de ce jeu, je vous invite à regarder cette petite vidéo.

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